La météo nous promet du vent pour la seconde partie de cette traversée de l Océan Indien et nous décidons de partir le jeudi 15 septembre. Tous les bateaux autour de nous partent les uns derrière les autres tandis que de nouveaux arrivent. Enfin le départ le jeudi 5 septembre après 26 jours au port, on est bien content de partir. Météo parfaite, ca souffle entre 10 et 20 nds pile dans la bonne direction. Forcément, on na pas de pilote, alors on barre. Quart de 2h avec un quart commun entre midi et 14h pour que chaque jour on change de créneaux horaires. Le routage nous fait faire 2 grands bords au largue avec un empennage vers Dakhla au Maroc. Beaucoup de spi asymétrique, et de temps en temps on le met en symétrique avec le tangon. Là quelques beaux cocotier pas facile à démêler, puis avec un exercice dhomme à la mer après révision des glénans qui finit presque en catastrophe pour notre pauvre spi. On y perd une écoute avec son joli et cher mousqueton dattache rapide. Sans pilote, on ne peut plus bouquiner la nuit, cest donc des podcasts et des livres audio qui nous accompagnent. En passant près du maroc, on est entouré de bateau de pêche, on croit en notre ligne, et là! une prise enfin! On lépuise, on remonte la ligne, ca force, on le voit, cest un beau thon, il est juste au pied du bateau! Et hop disparu Ca na pas cassé, on est juste tombé sur un malin. Mais le lendemain matin, Quentin est à la barre quand je remarque derrière un poisson qui traîne à moitié mort sur la ligne à maquereaux. Première prise, très bon mais comme on ny connait rien, on ne sait pas ce que lon mange. Espérant quil soit le premier dune longue lignée, Hubert demande à le nommer Clovis. Le même jour on remonte Pépin de Bref et Charlemagne ce dernier sur la canne a 400e, enfin utile, Hubert a surement raccourci lhistoire de France, mais aucun de nous na su combler les trous. La chaleur est écrasante, nos Djellabas sont bien utiles pour les quarts de mi journée. Une nuit en voulant vider les ballasts, impossible de démarrer le moteur. Le lendemain on ouvre et on voit de leau de mer qui sort du filtre a air. Pas bon signe. On se dit même quil est mort, cest la déprime. Le professeur de mécanique de Quentin contacté par iridium nous conseille de mettre de lhuile dans les injecteur pour éviter la rouille, et nous redonne espoir. On est à la bagarre avec les routages, à qui arrivera le 1er au port. Leger avantage pour nous en ce moment et 2 nœuds plus vite.. Au gré des variations de la direction du vent et à la recherche de zones plus ventées afin de réduire la route et daugmenter la vitesse. Tel est le jeu.. Un avion nous survole puis trace un cercle non loin de nous. Lun des bateaux est repéré. Quelques minutes plus tard, un patrouilleur rouge de Guarda Mar arrive sur zone à plus de 25 nœuds. On imagine quils récupèrent tout le monde à bord puis repartent plein ouest. Nous avons aussi croisé à plusieurs reprises des Globicéphales. Nous avons assisté sans pouvoir filmer à une séance dapprentissage, une maman apprenait à son petit comment se servir de sa queue pour plonger. Deux sont dans le bassin historique de Sète à Cayenne bassin du midi Le U-995, U-boot de Type VI, avec une combinaison typique dune coque extérieure non étanche et dune coque renforcée en dessous.
Le cargo ne faisait pas 60m, mais 150, il a été identifié, il bat pavillon Italien. Maintenant les assurances discutent entre elles….. M. Yvon OLLIVIER : Oui, mais comme je le précisais tout à lheure, nous ne sommes pas sur une échelle de temps qui oblige à intervenir dans lheure ou la demi-heure. Donc, le transfert de moyens, en lespace de deux ou trois heures, sur louest de la zone est tout à fait adapté.
On a du mal à se sortir de ce pot au noir, plus actif que prévu. Pluies torrentielles, grains chargés de pluie et de rafales, pétole, etc. Volts AC Ãvidement, pour un AmÃricain! qui ne pouvait se brancher quen un seul endroit à notre bord.. Projet avec lécole des Grenouilles-Le voyage de TANIT La nuit, je dors quatre à cinq heures en plusieurs séquences, allongé sur le plancher du cockpit où je dispose le matelas du siège de la table à cartes, mendormant en contemplant le ciel étoilé. Pas de doute, les Normands ne sont pas conçus pour les températures des zones tropicales! Alors je vous écris juste ce petit billet dans la relative fraicheur de la tombée du jour, installé dans le cockpit au poste de veille. Je serai plus bavard la semaine prochaine, promis. Il nous reste 500 milles à parcourir dici la Baie des Saints, 2 journées et plus. En ce qui concerne les relations avec les élus du littoral, on peut distinguer la relation en temps normal de celle en temps de crise. Contractuellement, qui était autorisé aux mariniers de Loire quand ils Nous allons dailleurs pouvoir réduire à nouveau cet éloignement géographique puisque nous avons passé le Cap Finisterre qui marque la pointe Nord Ouest de la péninsule Ibérique, la Galice. La tension se lit sur le visage. La tête dans lœil de bœuf du rouf, ce nest pas sans appréhension quon observe le vent forcir et la houle se bossuer des vagues de cette nouvelle brise. Le comportement du bateau nest quune extension de soi. Chaque choc dans la mer est un choc sur soi. De deux nous ne sommes plus quun. Car ce nest pas un énième coup de vent, une énième dépression à vivre. Cest ma première dép en solo dans les Quarantièmes. 29 mai : quitte Papeete pour une mission de surveillance maritime.