Une cause médicale doit être suspectée au premier rang : atteinte neurologique, perturbation endocrinienne ou du milieu interne, intoxication ou sevrage. Lobscurcissement de la conscience allant jusquà la confusion peut transitoirement sobserver dans toutes les psychoses endogènes bipolaires PMD, psychoses cycloïdes, schizophrénies non systématisées et dans les troubles dissociatif au sens de Jannet comme dans le syndrome de Ganzer. DA Acronym: Dopamine dopaminergique DBS Acronym: Deep Brain Stimulation DDD Definition: Defined Daily Dose A S. : Vous me concéderez que du moi, jai parlé plus tôt, nest-ce pas? Oui, ironie et humour, je pense que ce nest pas la même chose, en effet, nest-ce pas? Je vois bien comment les psychotiques peuvent être sensibles à lhumour et comment ça peut apaiser un certain nombre de choses. Au fond, lhumour peut-être utile de la part de lintervenant dans une ressource ; lhumour peut-être utile sil allège la situation. Après tout, ce que jévoquais là du paranoïaque, avec ces problèmes de tuyauterie, était aussi avec un certain humour mais, à loccasion, cela peut prendre plus de place que ça ; si ça allège un peu le poids de ce qui arrive au sujet, lhumour peut être très utile. Massimo Recalcati : Nous avons tous aimé van Gogh. Comme Leopardi, Michel-Ange, ou Le Caravage, il fait partie de ces artistes que nous avons tous rencontrés au cours notre formation. Pour ceux qui, comme moi, ont été considérés enfant comme une cause perdue, lidentification avec van Gogh a été facile : lenfant exclu, le peintre chien errant, le Japonais, le fou. La création artistique comme suppléance du trou forclos de la psychose signale, en général, la façon dont une cause perdue peut trouver sa place dans le monde, avoir un nom. Lacan parle du paradigme-Joyce. Chez van Gogh, tout est plus compliqué, car la suppléance par lart devient ce qui va générer sa disparition finale. En Hatfield, Elaine, Caccioppo, John T, Rapson, Richard L, Emotional contagion Studies in Emotional and Social Interaction, Cambridge, UK, Cambridge University Press, 1994 Le phénomène est décortiqué, sous toutes ses coutures, par Sébastien Rongier dans Alma a adoré, où il met en lumière limportance du film dAlfred Hitchcock, en faisant appel aux réflexions de penseurs tels quEmmanuel Kant ou Roland Barthes, tout est en démontrant la primauté de ce véritable emblème de la Pop Culture, un pur effet cinéma. Par ailleurs, ce texte, traversant les prolongements littéraires et cinématographiques du film, développe une vision très personnelle de cette oeuvre, lauteur étant lune des premières victimes de cet Effet Psycho. Il apparaît à la 44ème séance, Suzanne est allongée et raconte : Un martien vient embrasser quelquun, un fermier est paralysé par un rayon vert et ne peut rien faire. La question de lincidence de la cure neuroleptique sur les sexualités des schizophrènes est toujours mal élucidée. Nous tenterons dy apporter quelques réponses sous forme de propositions successives, qui partiront du constat le plus immédiat pour progressivement se complexifier, au fur et à mesure quelles seront abandonnées au profit dhypothèses plus élaborées. Un de ses rêves structurant fait suite au choc que fut pour elle le cours déducation sexuelle qui avait entrainé un épisode de dissociation. Par la suite, grâce à la fonction onirique, elle danse, elle est embrassée et deux poussins dans un panier lui parlent de mariage. Son corps est unifié et elle peut entrer dans des relations interhumaines. 75Il est courant de poser que la question de la psychose est celle de lidentité. La psychanalyse, en accord avec les sciences sociales et les sciences du langage, montre combien sont complexes les conditions démergence dun sujet humain : les conditions biologiques qui déterminent la reproduction sexuée sont toujours interprétées, codifiées et reprises, pour toute société, au sein dun système symbolique qui définit les places, les fonctions, les modes déchanges autorisés et interdits, situant chacun au sein dune généalogie. Je ne puis que renvoyer le lecteur aux innombrables travaux, souvent multidisciplinaires, qui nous permettent aujourdhui daccéder un tant soit peu aux jeux fabuleux du symbolique. Lidentité dun sujet est en quelque sorte instaurée avant même que ne se développe pour celui-ci le sentiment de son identité psychologique, corporelle, sociale. En ce sens, le sujet préexiste au moi. Ce moi, on la souligné, se constitue par une série didentifications à des objets libidinaux, objets qui ne sont pas demblée investis comme des personnes mais sur lesquels le sujet prélève en quelque sorte des éléments imaginaires et signifiants dont il fait sa propre substance. Jai tenté dindiquer lextraordinaire difficulté que Freud a rencontrée pour élaborer une théorie à la fois structurale et génétique de cette identité. En poursuivant linterrogation freudienne, Lacan a fait la théorie du sujet par le biais de sa théorie du signifiant. Le sujet nest pas quelque chose, il nest pas représentable : on ne peut dire : il est ceci, il est cela. On ne peut le repérer que comme un mouvement, en éclipse, entre des signifiants. Sil y a une représentation à assurer, cest précisément celle du moi : les images grâce auxquelles le moi se soutient sont le leurre efficace, indispensable, pour pallier ce manque du signifiant qui épinglerait le sujet. Nos réflexions nous suggèrent que la structure psychotique, cest le jeu du signifiant en tant que pur enchaînement, machine cybernétique, jeu des différences, espace télépathique des significations. Le sujet quon dit psychotique se trouve comme pris dans ce jeu qui le laisse sans repos, sans le repos que donne un monde de signifiés suffisamment stabilisés pour assurer la respiration dun moi. Freud disait que le psychotique a une perception endoscopique de la vie intérieure. Lacan identifie cette vie intérieure, généralement peu accessible au sujet normal, comme ce discours intérieur, ce murmure perpétuel du langage au fond de nous-mêmes. Il est nécessaire que nous ne prêtions à ce murmure quune attention distraite ou ponctuelle. Ce discours devient envahissant si rien ne vient atténuer sa voix : limaginaire et les significations toutes faites servent à amortir ce pouvoir du discours intérieur. Nest-ce pas ce discours inconscient que précisément un trait desprit vient mettre en résonance? Il faut que les forces inhibitrices et censurantes du moi, par le refoulement, referment aussitôt la faille ouverte un moment par la jouissance pure du signifiant. Le mot desprit nous signifiait que le langage transite par-delà les moi, quil conditionne les correspondances psychiques inconscientes dont le rire est le témoin. Le refoulement révèle ici sa fonction essentielle ; il rend supportable dêtre à la fois transi par le signifiant et protégé de lautomatisme mental. Le refoulement instaure la division du sujet, il met le jeu affolant du signifiant au dehors du moi, dans linconscient. Cest cette fonction séparatrice et protectrice du refoulement primaire qui fait question dans les psychoses. Izcovich L, Les paranoïaques et la psychanalyse, Editions du Champ lacanien, Paris, 2004. Alors en plus, la remarque que tu fais sur les constructions sur les constructions est intéressante. Cest vrai, après un délire on peut voir ça, mais remarque quon peut même le voir pendant le temps du délire, parce que ce nest pas parce que le sujet est fou-je dis ça en termes courants pour dire le côté où ça dérape complètement-cest pas parce quil est parti dans cette dimension délirante quil ne peut pas garder toute une partie desprit critique. On voit des sujets intelligents qui à la fois ont une certitude psychotique, avec un élément délirant autour de ça et qui, néanmoins, gardent une dimension absolument critique, y compris par rapport à ce point-là. Si bien que certains peuvent absolument saisir, même, que cest psychotique. Ça, cest la construction sur la construction la plus parfaite qui puisse se faire, jusquà saisir ça. Mais même dans le moment le plus délirant, il peut y avoir une persistance, Freud le fait remarquer, de lesprit critique. DI ROCCO V. 2009, Représenter lirreprésentable. Un enjeu de la psychothérapie des psychoses, LInformation Psychiatrique, vol. 85, n 1, p 69-75. J P. Vidal, Fous alliés Folie à deux, folie à plusieurs : folies simultanées, délires convergents ou folie communiquée, in Modernité du groupe dans la clinique psychanalytique, p. 29-65, Coll. Actualité de la psychanalyse,, 2007 :. Clérambault 1912 en passant par le délire dinterprétation de Sérieux
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